Pourquoi ce nom ?

Il s’agissait d’avoir un nom qui exprime ce que nous faisons et nous con­traigne à le faire : Decidemo(s) sig­ni­fie que la pop­u­la­tion (en grec) décide (en latin). Il y a aus­si dans ce mot-valise l’apocope « démo » de « démon­stra­tion », qui sug­gère la démon­stra­tion démoc­ra­tique, c’est-à-dire l’exemplarité que nous devons avoir, en fonc­tion­nant démoc­ra­tique­ment tel qu’on veut que la société fonctionne. 

Ce n’est pas un mot espag­nol, le mot espag­nol s’en approchant le plus étant « decidi­mos » (nous décidons). 

On peut voir une prox­im­ité avec le par­ti espag­nol « Podemos » (Nous Pou­vons), mais il y a là un flou (Qui nous ? Pou­voir quoi ?) dont il s’agit de se dis­tinguer en étant plus pré­cis. Il y a aus­si les propo­si­tions de met­tre entre par­en­thès­es ou/​puis de sup­primer le « s » (cette dernière propo­si­tion a été soumise à référen­dum interne et a été suiv­ie favorablement).

Est-ce une association collégiale ? 

De fait, Decidemos va plus loin qu’une direc­tion col­lé­giale, puisque statu­taire­ment ses mem­bres sont égaux dans la déci­sion, par une assem­blée générale per­ma­nente, et le comité d’ad­min­is­tra­tion est exécutif. 

Les fon­da­teurs ont choisi une inter­face clas­sique vers l’ex­térieur avec prési­dence, secré­tari­at et tré­sorerie afin de faciliter les démarch­es (ain­si, un de ses fon­da­teurs, qui fut le pre­mier prési­dent des Citoyens Con­sti­tu­ants en 2013 – 2015, est tou­jours sol­lic­ité pour sign­er cer­tains doc­u­ments pour la banque, ou l’as­sur­ance). D’autres asso­ci­a­tions onteu beau­coup de dif­fi­cultés à obtenir une compte bancaire. 

Mais les statuts n’ac­cor­dent aucune voix sup­plé­men­taire aux admin­is­tra­teurs, devant s’oc­cu­per des petites choses (le min­istère), la grande chose, le mag­istère, étant la déci­sion par les membres. 

Est-ce un parti (politique) ? 

Oui. 

Un par­ti poli­tique est une asso­ci­a­tion loi 1901 qui par­ticipe aux élec­tions, qui béné­fi­cie de finance­ments publics (défis­cal­i­sa­tion de dons, sub­ven­tions selon les résul­tats électoraux). 

Si la plu­part des par­tis et autres asso­ci­a­tions ont un fonc­tion­nement non démoc­ra­tique, et ne défend­ent pas la démoc­ra­tie, rien n’interdit à une asso­ci­a­tion d’avoir des statuts démoc­ra­tiques et de défendre un fonc­tion­nement démoc­ra­tique exem­plaire comme voulu au fonde­ment de Decidemos. 

Un par­ti poli­tique comme Decidemos peut aus­si être un par­ti (para­dox­al) qui défend l’abolition des par­tis par un change­ment con­sti­tu­tion­nel légal, la rai­son d’être des par­tis étant le finance­ment de cam­pagnes élec­torales de can­di­dats, ils n’auront plus de raisons d’être lorsque les élec­tions avec can­di­dats disparaîtront. 

« Un par­ti poli­tique est une asso­ci­a­tion organ­isée qui rassem­ble des citoyens unis par une philoso­phie ou une idéolo­gie com­mune, qui inspire son action, avec comme objec­tif la con­quête et l’exercice du pou­voir. C’est donc une organ­i­sa­tion au ser­vice d’une idée. »

https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/parti-politique/qu-est-ce-qu-parti-politique.html 

Comment faire appliquer un mandat impératif à des élus démocrates alors que “Tout mandat impératif est nul.” selon l’article 27 de la Constitution Française ? 

L’in­con­sti­tu­tion­nal­ité du man­dat impératif (arti­cle 27) inter­dit de faire des lois punis­sant un élu trahissant le pro­gramme avec lequel il s’est fait élire 

Mais il n’est pas inter­dit de l’appliquer dans une asso­ci­a­tion (en l’occurrence un par­ti). Les can­di­dats démoc­ra­tiques ont un engage­ment en sig­nant une charte où fig­ure le man­dat impératif. S’il trahit, il est bien sûr exclu de l’association, subit l’opprobre publique (qu’il ne peut avoir dans les par­tis clas­siques) , surtout des démoc­rates. Il faut étudi­er aus­si les sanc­tions finan­cières légales qu’il pour­rait se voir infliger (au moins rem­bours­er les indem­nités de son man­dat, au rassem­ble­ment démoc­ra­tique). Selon cer­taines infor­ma­tions, le Mou­ve­ment Cinq Etoiles appli­querait une sanc­tion de 500.000€ ; à vérifier. 

C’est aus­si une asso­ci­a­tion pour la pro­mo­tion de la démoc­ra­tie réelle qui peut col­la­bor­er avec d’autres col­lec­tifs (asso­ci­a­tions, par­tis) qui sont à buts et fonc­tion­nement démocratiques 

D’autres ques­tions ? Envoyez-les à decidemos@decidemos.fr

Quelle stratégie ?

- Decidemos développe une plate­forme numérique par­tic­i­pa­tive pour per­me­t­tre à des citoyens de créer leur domaine munic­i­pal afin de se rassem­bler, pro­pos­er, délibér­er, décider, for­mer leur liste munic­i­pale (à man­dat impératif), et con­tin­uer après l’élection d’y faire par­ticiper les citoyens. Decidemos peut faire en sorte que la plus grande par­tie des dons des habi­tants soient affec­tée à leur cam­pagne munic­i­pale respec­tive, Decidemos per­me­t­tant la défis­cal­i­sa­tion à 66%, et facil­i­tant cer­tains aspects admin­is­trat­ifs qui ne seraient plus à répéter par chaque liste (économies d’échelle) ; l’autre par­tie du don sou­tiendrait le fonc­tion­nement et l’entretien de Decidemos et de sa plateforme. 

- Decidemos doit sur sa plate­forme per­me­t­tre l’imbrication, l’arborescence des cir­con­scrip­tions pour les élec­tions régionales et départe­men­tales de 2021, et nationales de 2022 (prési­den­tielle et lég­isla­tives), en inclu­ant les munic­i­pal­ités (et les arrondisse­ments pour les trois grandes villes). 

Voir https://www.demodyne.org

- Pour la prési­den­tielle (mais aus­si pour les autres élec­tions), organ­is­er une élec­tion pri­maire sans can­di­dats du can­di­dat à la prési­den­tielle, le can­di­dat étant le mieux élu qui accepte d’être can­di­dat en s’engageant à respecter la charte (dont le man­dat impératif). L’élection sans can­di­dats per­met de lancer la vota­tion dès que le site est prêt (donc par exem­ple deux ans et demi avant la prési­den­tielle de 2022). Lors de la cam­pagne des élec­tions européennes 2019, Decidemos a ten­té de faire une élec­tion pri­maire avec can­di­dats ; peut-être aurait-il mieux valu faire une élec­tion pri­maire sans candidats.